Documentaire belge du réalisateur Bernard Crutzen sur le traitement médiatique de la crise par les médias belges francophones. Ce qu’ils disent, comment ils le disent, et ce qu’ils taisent. Avec une attention particulière à la notion de « complot ». Partagez largement, il faut faire bouger les lignes !

Message du réalisateur :

« J’ai consacré de longues journées et de nombreuses insomnies à chercher le pourquoi d’une communication anxiogène opérée par les autorités et reprises par les médias. Et si c’était l’inverse ? Dès le départ, j’ai confronté mes intuitions à une enquête compliquée, menant parfois à des impasses, parfois à des révélations. Je me suis nourri des textes et vidéos de nombreux journalistes indépendants, bloggeurs ou youtubeurs, parfois taxés de complotistes, qui ont effectué un travail remarquable et abondamment sourcé. À travers ce film, je voudrais donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas, ou plus. Ouvrir le débat sur les plateaux et dans les rédactions. Interpeller les juristes sur les entorses à l’état de droit. Réveiller nos élus pour remettre de la démocratie là où je ne constate plus qu’autoritarisme, menaces, chantage. J’aimerais aussi partager cette inquiétude, trop lourde à porter seul : le coronavirus ne serait qu’un écran de fumée qui masque une crise beaucoup plus systémique, à laquelle les gouvernements nous préparent sous couvert de crise sanitaire. »

Documentaire : https://odysee.com/@DEEPSATE:b/CECI-N’EST-PAS-UN-COMPLOT—BERNARD-CRUTZEN:8

Extrait :

Liens source :

https://blogs.mediapart.fr/bruno-balsama/blog/070221/ceci-nest-pas-un-complot

https://linktr.ee/CNPC_2020

 

Réaction du journal KAIROS : https://www.kairospresse.be/article/les-chiens-de-garde-mediatiques-une-mise-en-bouche

Le documentaire Ceci n’est pas un complot, de Bernard Crutzen, sitôt déposé sur la Toile, a suscité les foudres de la profession journalistique(1), à ce détail près que personne à ma connaissance n’a osé le traiter de c…, ce point Godwin à la mode. Et pour cause, tout est référencé, prouvé, avéré, et le réalisateur s’abstient de toute extrapolation et de toute spéculation. Mais les critiques ont quand même fusé, et mes estimés collègues de Kairos ne manqueront pas aussi de faire le point sur elles bientôt, à leur manière et plus dans le détail. En attendant, en guise de mise en bouche, voici mes propres réponses, en mode fast-answering, aux questions critiques d’Arnaud Ruyssen, animateur de l’émission CQFD à la RTBF, qui avait promptement réagi sur fesse de bouc.

A. R. : Peut-on balayer 20.000 morts d’un revers de la main… en les ramenant au fait qu’ils ne représente « que » 0,17 % de la population belge ?

B. L. : Au risque de choquer beaucoup de mes contemporains, je répondrai par l’affirmative, si toutefois on part d’un point de vue utilitariste plutôt que déontologique (cf. mon article dans Kairos n° 47, pp. 10 & 11). Mais l’option déontologique est imposée par le gouvernement, les experts et les médias comme l’évidence même en matière d’éthique, avec comme conséquence que l’écrasante majorité de la population belge y adhère, la plupart du temps par défaut.
A. R. : Pourquoi n’explique-t-on pas que la Suède (citée en exemple dans le documentaire) a abandonné très rapidement son idée d’immunité collective, constatant qu’elle était intenable ?

B. L. : En deça du problème de l’immunité collective, la Suède est un des pays d’Europe qui a le meilleur rapport entre nombre de morts et maintien des libertés publiques, ce qui n’est pas négligeable. Autrement dit, sans avoir confiné, couvre-brûlé, masqué, en un mot emmerdé sa population, elle n’a pas connu proportionnellement plus de décès que la Belgique ou la France. Grattis till Sverige*, comme on dit en suédois.

* Félicitations à la Suède
A. R. : Pourquoi n’entend-on pas les infectiologues de première ligne, ceux qui ont été au front de cette crise COVID et qui étaient parfois en pleurs, au bout du fil, craquant complètement devant la situation intenable qu’ils devaient gérer avec leurs équipes ?

B. L. : Parce que ceux-là ont déjà un accès total aux médias de masse ; alors pour une fois, donnons la parole aux « oubliés » de la RTBF. N’est-ce pas équitable ? Par ailleurs, Arnaud Ruyssen devrait s’abstenir d’abonder dans le pathos (« … en pleurs, au bout du fil, craquant complètement… »). Mais il est dur d’aller contre les réflexes de sa profession !
A. R. : Pourquoi ne rappelle-t-on pas le combat des pédiatres qui ont, contre vents et marées, plaidé pour l’ouverture des écoles, faisant précisément la balance entre les enjeux de santé et l’enjeu fondamental de l’éducation et du bien-être des plus jeunes ?

B. L. : Oui, pourquoi ne pas parler d’eux, en effet. Sauf qu’ils ont plaidé pour l’ouverture des écoles avec le port du masque obligatoire et tout le toutim, ce qui est une catastrophe sanitaire (eh oui !), sociale, psychologique, cognitive et pédagogique. Et Arnaud Ruyssen ose parler de « bien-être des plus jeunes » ? ! On croît rêver… on ne rêve pas !
A. R. : Pourquoi ne voit-on aucun extrait de toutes les émissions de débat contradictoire qui ont été organisée sur cette crise ? Avec des défenseurs des droits humains, avec des représentants de tous les secteurs de la société en souffrance, avec des experts « non-alignés » sur les choix gouvernementaux ?

B. L. : « Toutes les émissions de débat contradictoire » ? Personnellement, je n’en ai pas vu passer beaucoup ! Considère-t-il son CQFD comme un lieu de débats vraiment contradictoires, ou faussement contradictoires ?
A. R. : Pourquoi ne voit-on aucun extrait des émissions d’investigations menée sur la gestion politique de cette crise, sur le business des vaccins, sur les marchandages secrets avec les big-pharma ?

B. L. : À nouveau, pourrait-il citer ces émissions, leurs heures de retransmission et le pourcentage de temps d’antenne qu’elles représentent dans le déversoir généralisé en faveur du covidisme ?

 

A. R. : Pourquoi ne pas rappeler que la Belgique a été le pays d’Europe où la seconde vague a fait le plus de dégâts (même si les scénarios les plus pessimistes ne se sont heureusement pas réalisés) ?

B. L. : D’abord, c’est factuellement faux. C’est la première vaguequi fut importante en Belgique et pour la deuxième, notre pays est dépassé par le Royaume-Uni et la France. Ensuite, tel n’était pas le propos de Bernard Crutzen. Il a choisi de traiter de la réaction des médias avant tout, et ne désire pas remettre une couche dans le catastrophisme ambiant. Merci à lui.
A. R. : Pourquoi ne voit-on pas tous ceux et celles (parfois jeunes) qui, plusieurs mois après, souffrent encore douloureusement des séquelles du Covid ?

B. L. : Mais heureusement qu’on ne les a pas vus ! Bernard Crutzen a eu la bonne idée de laisser cette triste tâche à la RTBF (qui devrait d’ailleurs le remercier de ne pas marcher sur ses platebandes). Compassion, compassion… Répétons-le à nouveau, l’émotion est incompatible avec un débat rationnel, ce dont nous avons pourtant urgemment besoin ! Pour terminer, je décerne un satisfecit à Bernard Crutzen (normal, entre Bernard(s) !).

Bernard Legros