Interviews du Professeur Peter Mc Cullough, interniste, cardiologue et professeur de médecine à l’université du Texas

Aussi rédacteur en chef de deux revues majeures, il est la personne la plus publiée de toute l’histoire qui traite du coeur et des reins.

Au SENATE COMMITTEE ON HEALTH & HUMAN SERVICE, il explique qu’une des erreurs comme justification pour la vaccination est la « propagation asymptomatique ». Les Chinois ont publié une étude dans le British Medical Journal. Sur 11 millions de personnes, ils ont essayé de trouver une propagation asymptomatique mais n’ont pas trouvé. Et cela a été l’un des éléments importants de désinformation.

Ce qui se passe pour ce médecin est inimaginable ! Il dénonce aussi le silence total dans les médias sur toute information de traitement qui a guéri les patients covid. Cet excellent documentaire d’Alexandre Chavouet nous démontre que la situation est la même en Europe.

Le Professeur Mc Cullough ne peut pas publier des articles au sujet des traitements curatifs du covid. Il ne peut pas publier de l’information dans sa propre littérature médicale. Il dénonce un black out total sur youtube, twitter, …Il a fait une vidéo sur youtube, devenue virale, avec 4 diapositives d’une étude publiée dans l’un des meilleurs journaux dans le monde.

Et en une semaine, youtube a annoncé qu’il avait violé les termes et conditions de la communauté. C’est à ce moment-là que le bureau du sénateur Johnson s’est impliqué à Washington en tenant ce discours-ci : « c’est de l’information scientifique importante pour aider les patients au milieu d’une crise et les médias sociaux censurent ! sur quelle autorité est-ce basé ? »

Pour le professeur Mc Cullough, la partie la plus mortelle de l’infection est la thrombose. Il a donc toujours traité ses patients covid avec quelque chose pour le virus, pour l’inflammation et pour la thrombose. Il a soigné des personnes très malades et n’en a perdu que 2 !

Il rappelle la très grande étude McKinney (Texas) et une autre de New York qui montrent que lorsque les médecins traitent leurs patients tôt, de plus de 50 ans avec des comorbidités, par une approche séquentielle multiple avec des médicaments disponibles (4 à 6 médicaments dont les MBR monoclonaux qui sont les meilleurs), il y a une réduction de 85 % des hospitalisations et des décès.  

Les gens atteints du covid développent une immunité complète et durable. Pour le professeur, on ne peut pas battre une immunité naturelle et les vaccins ne peuvent pas la rendre meilleure.

Il n’y a aucune justification scientifique ou clinique pour vacciner un patient guéri. Il n’y a aucune justification pour tester un patient guéri.

Enfin, pour lui, le meilleur médicament anti-inflammatoire est la COLCHICINE. Personne n’en a entendu parler alors qu’il y a eu une grande étude randomisée et contrôlée avec placebo sur 4000 patients. Il y a une réduction de 50 % de la mortalité. Mais on n’en parle pas !

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Le Pr McCullough répond aux questions de FranceSoir dans les débriefings du 6/12/2020

FranceSoir : Bonjour Docteur McCullough, merci beaucoup de nous accorder de votre temps. Vous avez témoigné devant la commission du Sénat au sujet du traitement précoce Covid19. La semaine dernière nous avons eu un entretien avec le sénateur Johnson et le Dr Risch, et nous avons lu votre déclaration avec grand intérêt, et j’ai pensé que c’était d’un intérêt certain pour nos lecteurs français de comprendre les bases de votre témoignage, car les quatre piliers dont vous parlez, c’est une chose vraiment importante, et je crois que c’est crucial de partager la connaissance dans le monde entier. Ce n’est pas une maladie isolée, nous sommes dans le même bateau, et peut-être pour commencer, pouvez-vous nous parler de votre parcours, de votre expérience, les patients que vous avez pu voir ou bien les universitaires avec qui vous avez pu échanger…

Dr McCullough : Merci beaucoup pour votre invitation, c’est un plaisir d’être avec vous. Je suis un universitaire en médecine interne et cardiologie, de Dallas, Texas et avec le Covid-19 j’ai vraiment réorienté ma carrière de chercheur, pour me concentrer sur cette maladie, j’ai collaboré avec des Italiens, et des investigateurs vraiment dans le monde entier. Mon parcours est en épidémiologie des maladies ordinaires, et ma position sur la Covid-19 est qu’une fois qu’on avait un peu mieux compris la maladie, était qu’en fait notre réponse pandémique devrait être organisée selon quatre piliers majeurs.

Le premier est de limiter la diffusion, la contagion du virus.

Le second est de traiter la maladie tôt, dans son évolution, car nous avons réalisé qu’il y a une fenêtre de tir avant que le patient soit malade au point d’être hospitalisé – contrairement à d’autres maladies, où ils se dégradent rapidement, la Covid a une évolution plus lente, et ensuite le troisième pilier serait l’hôpital, comme un filet de sécurité, pour prévenir les morts, et ce que nous avons appris c’est que l’hôpital est un filet de sécurité inadéquat pour éviter la mort, en fait la plupart des morts arrivent à l’hôpital. Ensuite le quatrième pilier serait la vaccination, au sujet de laquelle il y a beaucoup d’annonces maintenant.

Permettez-moi de préciser que ces positions sont les miennes, et non celles de mes institutions, et c’était un vrai plaisir de témoigner devant le Sénat américain.

FS : Juste une chose que je demande habituellement au début, avez-vous des liens avec l’industrie pharmaceutique ou des conflits d’intérêt ? Ou un quelconque lien que vous voudriez déclarer, car c’est quelque chose dont on parle beaucoup ces temps-ci…

DMC : Non, je n’ai pas de conflit d’intérêt, d’aucune sorte, les médicaments que je mentionne sont principalement des génériques avec lesquels je ne pourrais pas avoir d’intérêt financier.

FS : Merci beaucoup Peter. Si nous revenons aux quatre piliers, le premier concerne la distanciation physique, les gestes barrières pour prévenir la diffusion du virus, le second est le traitement en phase précoce, et vous avez vraiment mis l’accent dessus lors de l’audition au Sénat, et depuis cette audition d’ailleurs, avez-vous entendu parler ou vu du mouvement, des évolutions ?

DMC : Il y a eu beaucoup de discussions à propos du traitement précoce aux Etats-Unis, avec des progrès des études, de plus en plus de docteurs qui communiquent en ligne et offrent des traitements précoces pour la Covid19. Ils se sont organisés avec des réseaux de télémédecine, et nous commençons à voir un usage bien plus répandu du traitement en phase précoce. Les patients se sont passés le mot, en gros qu’en fait la maladie est « traitable » tôt, pour éviter des hospitalisations et des décès. Et je pense que pour cette raison, malgré un nombre record de cas aux Etats-Unis, nous ne voyons pas cette hausse dans les chiffres d’hospitalisation, pas au point que les hôpitaux soient débordés, nous en sommes très proches mais pas à ce point. J’ai cru comprendre que les hôpitaux en France étaient complètement saturés, en ce moment.

FS : Les hôpitaux, oui, je crois que cette phase actuelle de l’épidémie est en fait en train de redescendre… Et la tension décroît en fait significativement. Donc nous sommes relativement chanceux, car le niveau de décès a été en fait bien plus bas cette fois. Mais nous avons la même impression qu’il y a des groupes de docteurs qui commencent à voir des patients qui réclament un traitement précoce, l’information circule, se diffuse… Et d’ailleurs alors que nous parlons je sais qu’il y a une vidéo-conférence d’un groupe de médecins qui discutent de l’ivermectine et de l’azithromycine comme traitement précoce, et d’autres formes de traitement, pour que les médecins s’informent, et qu’ils puissent informer leurs patients. Alors l’audition du Sénat a eu un réel impact, à la fois sur les patients et sur les cliniciens, les médecins ?

DMC : Oui, je crois, cela a été largement diffusé par des vidéos variées, cela a vraiment commencé à imprimer. Alors que cela a été, en revanche, complètement bloqué par les les médias mainstream. Aux Etats-Unis, CNN, Fox News, CNBC, NBC, ABC… Ils ont formé un embargo médiatique complet sur toute information sur un traitement précoce à domicile. Donc c’est quelque chose qui a été très perturbant aux Etats-Unis. Quand les patients reçoivent leur résultat de test, on ne leur donne aucune information. On ne les informe même pas sur la manière dont ils pourraient être inclus dans des études cliniques, ou quoi que ce soit, on leur donne le résultat du test et on leur dit de rentrer à la maison. Et d’attendre, jusqu’à ce qu’ils soient éventuellement assez malades pour aller à l’hôpital. Donc je crois que le cours des choses est assez terrible ici aux Etats-Unis en ce qui concerne ce traitement précoce.

FS : Et le Sénat a-t-il été sensible à cette question de, disons, censure, ou information sélective, par les médias ?

DMC : Cela a été mis en avant par le sénateur Johnson, car ce n’est pas seulement du blocage d’information dans certains grands médias, c’est carrément de la censure volontaire, YouTube, Twitter, d’autres sources sur Internet… L’information a été retirée, sur les possibilités de traitement précoce en ville. Et il a fallu l’intervention du Sénat pour faire remettre ces vidéos en ligne. Nombre d’entre elles sont simplement des vidéos scientifiques, qui examinent les études elles-mêmes. Donc il y a eu de la censure très forte et perturbante, sur l’information scientifique, au sujet du traitement précoce en ville.

FS : Aux Etats-Unis, bien sûr, à Boston, nous avons eu l’histoire du « LancetGate », avec le Dr Mehra, qui a vraiment blessé grièvement, je dirais, la communauté des médecins et le monde entier… Je me demande si vous êtes au courant, s’il existe des actions en justice ? Car cela a créé une perturbation importante dans le monde entier, est-ce quelque chose dont vous avez entendu parler, avez-vous eu vent d’une initiative en ce sens ?

DMC : Oui, j’ai témoigné au sujet de la fraude académique, et comme vous l’avez relevé, il y a eu des articles frauduleux presque simultanés, dans le New England Journal of Medicine et dans le Lancet… Celui du NEJM, issu de la même base de données, était à propos des inhibiteurs de l’enzyme ACE. Donc ce n’était pas aussi sujet à controverse, mais c’était tout autant trompeur. L’autre était dans le Lancet, concernait l’hydroxychloroquine, et quand on regardait ces articles, je les ai regardés… et immédiatement j’ai su qu’ils ne pouvaient qu’être frauduleux !

Car ils étudiaient une énorme population de personnes hospitalisées, mais dont la moyenne d’âge était de 45 ans ! Mais on n’hospitalise pas les gens de 45 ans avec la Covid, la moyenne d’âge des personnes hospitalisées est bien plus élevée. Donc on pouvait savoir d’emblée que c’était des faux, mais celui du Lancet concluait que l’hydroxychloroquine était toxique pour les patients, et est resté publié pendant deux semaines dans le Lancet, et en un sens, cela a effrayé le monde entier.

Depuis cette période, il y a eu des tonnes d’articles frauduleux, il y en a un que j’ai particulièrement dénoncé dans « Annals of Medicine », de la « Mayo Clinic », qui disait que l’hydroxychloroquine créait une cicatrice géante dans le coeur, dans le myocarde, ils déclaraient l’HCQ cardiotoxique, et les journaux ont reçu des messages de gens du monde entier, qui disaient « vous savez, ce n’est pas comme l’idromyocine ? » il n’y a rien qui tienne pour dire que l’hydroxychloroquine favoriserait les cardiomyopathies.

Ce médicament a été utilisé aux Etats-Unis depuis 65 ans, son innocuité est extrêmement bien documentée, et les docteurs, ceux qui passent en revue les articles, les éditeurs, ont commencé à entériner que ces conclusions fantaisistes étaient fortement négatives sur l’HCQ. Donc non seulement nous avons eu un blocus médiatique sur l’information scientifique, mais en plus nous avons eu de la fraude académique, en un sens dirigée contre l’hydroxychloroquine. Et je m’attends à ce que cela se reproduise, probablement, avec l’ivermectine maintenant.

FS : Merci beaucoup. Et, selon vous, qui bénéficie de cette fraude ?

DMC : Je ne vois aucun bénéfice, je crois que ces efforts : la mise au ban par les médias de certaines informations, les informations trompeuses diffusées aux médecins… Tout cela crée de la confusion, fait du mal, et en définitive les personnes qui en pâtissent sont les patients. Et alors que nous affrontons une crise, qu’on a besoin d’avoir toutes les options sur la table, ce n’est pas le moment des grands discours, et comme vous l’avez noté dans votre introduction, il n’y a pas de coopération internationale à ce stade.

Aux Etats-Unis, nous ne voyons aucune fenêtre ouverte sur le monde extérieur. Et par exemple, au nord de chez nous, au Canada, c’est encore pire. Toute forme de traitement ambulatoire est complètement prohibée pour les médecins. Toute tentative est interdite ! C’est aussi vrai en Europe de l’Ouest, à des degrés divers, dans certains pays en Amérique du Sud, et l’Australie, c’est la pire !

Dans l’Etat de Queensland, un médecin, s’il essaie d’aider des patients Covid-19 à domicile, en prescrivant de l’HCQ, il peut être mis en prison ! Quand avons-nous eu une situation où un médecin est jeté en prison pour avoir accompli son devoir en son âme et conscience dans le cadre de la relation médecin-patient, selon la déontologie (fiduciary relationship) ?

Donc, comme je l’ai déclaré dans mon témoignage, le monde est vraiment hors d’atteinte, à ce stade – aux Etats-Unis comme je l’ai dit, c’est très… Et heureusement il y a des médecins qui comprennent les données, qui comprennent les essais cliniques, et traitent des patients Covid-19 en ambulatoire, avec beaucoup de succès, mais il y en a d’autres qui se tiennent sur la touche, et personne aux Etats-Unis n’a de fenêtre sur ce qui se passe, même juste au sud de chez nous, si vous regardez en Amérique centrale, de nombreux pays distribuent même des kits de traitement ! Afin que les patients à risque qui sont positifs au Covid aient ce kit dans lequel il y a de l’HCQ, plus un antibiotique, tout comme des suppléments en stéroïdes, ou un ensemble basé sur l’ivermectine…

Et donc la réponse à la pandémie, dans le monde, sur ce second pilier (le traitement), est complètement différente. Les Etats-Unis ont complètement abandonné l’idée de faire de la recherche sur les traitements précoces. Nous avons eu un essai multi-médicaments ouvert par le NIH (équivalent HAS) en mai, il a été arrêté en juin, après seulement vingt patients inclus….Tous les essais cliniques, sur une quelconque forme de traitement par voie orale, ont tous été stoppés tôt, ont des classifications de résultats de soins infirmiers (NOC) très succintes, ce sont des essais très mal réalisés, et ils ont essayé de conclure rapidement que rien ne marche, pour la Covid-19. Ils essaient de garder ce cap.

Mais en fait, les études observationnelles, très vastes, ont toutes montré, de façon consistante, que l’HCQ a un bénéfice, que l’ivermectine a un bénéfice, que l’addition d’antibiotiques, doxycycline ou azithromycine, corticostéroïdes, à l’hôpital ou en ville, ont des bénéfices. Enfin, le plus grand bénéfice de tous est obtenu avec des médicaments antiplaquettaires et antithrombotiques. Donc nous combinons cela dans une approche multi-médicamenteuse séquencée, et les données montrent qu’il y a 85% de réduction du risque d’hospitalisation, il y a une réduction spectaculaire de la mortalité, et donc au fond, nous n’aurions même pas de crise Covid-19 si nous utilisions cette approche.

J’ai à l’origine proposé ça au monde, avec une collaboration USA-Italie, dans l’American Journal of Medicine, dans l’édition du 7 août dernier, nous avions tout cela prêt un mois plus tôt mais cela prend tant de temps pour publier… mais cet article est vraiment devenu un paratonnerre, pour le monde, pour avancer sur le traitement en phase précoce, l’Inde, le Bangladesh, la Grèce, des pays d’Amérique du Sud qui en ont adopté les principes ont été récompensés.

En Inde par exemple, leur nombre de morts par million d’habitants, alors qu’ils ont énormément de Covid, est de moins de 100 morts par million. Aux Etats-Unis, ce nombre est 800 ! Donc c’est le jour et la nuit, le second pilier de la réponse pandémique en matière de vies sauvées est de loin le plus important.

FS : Merci. Et s’agissant des médecins, bien sûr certains semblent réticents à l’idée de traiter, probablement parce qu’ils subissent des pressions de leurs instances, de l’Ordre des médecins… Parlons des politiques un instant : qu’est-ce qui les bloque ? Car en définitive, si vous apportez la preuve scientifique, si vous leur fournissez des preuves empiriques, de par le monde, des études observationnelles… Qu’est-ce qui les bloque, selon vous ?

DMC : Selon moi, c’est comme une guerre. C’est un temps de guerre, c’est une crise, et dans ce type de guerre, en fait, nous sommes tous personnellement effrayés. Nous savons, et spécialement ceux d’entre nous qui ont plus de 50 ans, et beaucoup de docteurs leaders en médecine, aux Etats-Unis et en Europe, partout dans le monde, ont passé cet âge… Nous nous sentons personnellement menacés, et donc je crois que des mois de peur, de panique et d’isolement ont fait leur effet.

Quand une guerre démarre, si vous voulez, il y a quelques leaders courageux qui se manifestent et font face au danger. Il y a eu quelques médecins généralistes courageux qui sont bien montés au front. Et quelques médecins universitaires qui se sont engagés aussi. Mais de nombreux médecins se sont écartés en disant « je ne sais pas soigner la covid », « ce n’est pas mon problème », « je vais attendre que ça passe ». Et il y en avait qui étaient planqués au fond, qui eux essayaient carrément de saboter le progrès, en écrivant des études frauduleuses, des éditoriaux dédaigneux, ne faisant montre d’aucune créativité dans l’approche de la pandémie.

Je pense que nombreux sont ceux qui ont été séduits intellectuellement par l’idée que le monde serait sauvé par un vaccin. Nombre d’entre eux ont pensé ça. Les instituts de recherche et les gouvernements, quand il s’est su que le virus pourrait être potentiellement jugulé par un vaccin, se sont dit : « ralentissons tout le reste et ne nous embarquons pas dans cette histoire, attendons l’arrivée d’un vaccin. » Et honnêtement je pense que cela a été le plan directeur pour les Etats-Unis, le Canada, quelques pays d’Amérique du Sud, le Royaume-Uni, l’Europe de l’Ouest et l’Australie.

Ces régions gardent leur population dans la peur, assignée à résidence, en isolement, à attendre un vaccin. C’est, jusqu’à présent, leur stratégie de santé publique. Le reste du monde a dit : « n’y songez pas ! Nous allons de l’avant, nous traitons maintenant pour prendre le contrôle de la situation. » Et le reste du monde a effectivement fait mieux que les pays « vaccino-attentistes ».

FS : Vous n’avez pas mentionné la France dans les pays qui attendent le vaccin, y-a-t-il une raison à cela ?

DMC : Non je vous ai inclus dans « Europe de l’Ouest !

FS : Europe de l’Ouest, ok, désolé. Juste une précision qu’il fallait faire. Comme vous avez parlé de votre quatrième pilier pour la réponse à la covid, qui est le vaccin, nous avons vu de nombreux communiqués de presse de Moderna Therapeutics, Pfizer, AstraZeneca, etc. On dirait que la médecine est pilotée à Wall Street plutôt que dans les universités. Quel est votre ressenti sur cela ?

DMC : Eh bien laissez-moi juste vous dire que nous n’avons jamais eu de vaccin efficace contre un virus respiratoire contagieux. Et comme vous le savez sans doute, le vaccin contre la grippe n’est que partiellement efficace. Et nous savons que le vaccin contre les pneumocoques aussi n’est que partiellement efficace. Donc nous n’avons jamais eu de tels vaccins efficaces à 70% ou 90%. Alors regardons ça de plus près : Ces essais cliniques pour les vaccins ont recruté un grand nombre de personnes pour leur phase 3. Un nombre massif.

Dans leur plan d’analyse statistique ils n’avaient besoin que d’un nombre réduit d’évènements. Donc par exemple si il y avait 40 000 participants, ils n’avaient besoin que de 150 évènements cliniques. Un évènement étant un participant qui se manifeste avec des symptômes évoquant la covid et qui se fait tester positif. C’est comme ça qu’était défini l’évènement. Cela peut correspondre à des cas très modérés. Ils ont recruté des patients qui n’avaient pas eu la covid. Des patients « covid-naïfs ».

Et j’ai été stupéfait d’apprendre qu’après des mois d’observation, le taux d’infection à la covid était inférieur à 1% dans le groupe placebo et aussi dans le groupe vacciné, dans toutes les études. Donc ce taux d’infection de moins de 1%, alors que les labos remontaient des taux de positifs de 5%, 7 voire 10%… Moins de 1%, même sur un échantillon transversal, cela semblait étrange. Mais après, contre ces infections, un des vaccins, celui d’Astra Zeneca, était annoncé efficace à 70%, et le vaccin de Pfizer et celui de Moderna étaient annoncés efficaces à 90%. Alors nous avons regardé cela. Cela semblait bon.

Maintenant faisons un point d’analyse : il était connu que ce type de vaccination déclenchait des réactions au point d’injection, causait des fièvres modérées et d’autres symptômes modérés. Les fiches de consentement des patients avertissaient avec insistance les participants à propos de ces effets secondaires. Et assurément, ces effets se sont produits. Donc il n’y avait aucune chance que ces essais puissent être « en aveugle ».

Ceux qui ont reçu un placebo, savaient qu’ils avaient reçu un placebo. Ceux qui ont reçu le vaccin, le savaient aussi, pour la plupart. Et donc ce que nous craignons, c’est que ceux qui ont reçu un placebo, sachant qu’ils n’étaient pas protégés, avaient plus de chance, en cas de symptômes légers, de venir se manifester, et de se faire tester et de compter pour un cas d’infection dans l’essai. Ceux qui ont été vraiment vaccinés, étaient eux bien moins enclins à se faire tester, car ils se sentaient protégés. Donc nous pensons qu’il y a un biais, et que ce taux de 90% d’efficacité est très exagéré.

Maintenant nous avons de nombreuses inquiétudes sur la demande d’autorisation du vaccin. Ma plus grande inquiétude, est que nous n’avons pas de données adéquates sur la sécurité du vaccin. La FDA exigeait 2 ans de données de sécurité. Et maintenant ils ont raccourci ça à 2 mois seulement !

En plus les essais ont porté sur une population plutôt en bonne santé. Même si cela a été testé sur un grand nombre de participants, une fois que le vaccin est diffusé en population générale, avec des personnes ayant plusieurs comorbidités, c’est là qu’on risque de découvrir des effets secondaires.

Ce que nous avons aujourd’hui comme données ne nous rassure pas sur la sécurité du vaccin. Et en plus il y a des groupes de population clés qui ne sont pas étudiés. Les enfants, mais aussi tous les adultes qui ont déjà eu la covid. Ceux qui ont eu une covid confirmée, comme ceux qui ont eu une covid suspectée, n’ont jamais été étudiés. Et mon inquiétude principale est, que si on vaccine quelqu’un qui a déjà eu la covid, cela pourrait causer un syndrome de réactivation, c’est-à-dire une réactivation de certains effets pathologiques de l’épisode covid. Nous savons que le virus ne cause directement qu’une partie des effets pathogènes de la maladie.

Ceux qui causent vraiment le plus de dégâts sont les cytokines et les facteurs pro-thrombotiques. Donc la crainte est que, sur un patient qui a déjà eu la covid, diagnostiquée ou non, que le vacccin redéclenche une tempête cytokinique ou une thrombose et d’autres effets secondaires.

Il y a eu l’annonce aujourd’hui que le Royaume-Uni avait approuvé une campagne de vaccination. Alors qu’il n’y a pas de mention de qui en sera exclu. Est-ce que les enfants en seront exclus ? Est-ce que ceux qui ont déjà eu la covid en seront exclus ? Est-ce que les agences de régulation sanitaire vont étendre, de façon inédite, les critères de vaccination au-delà des critères d’inclusion des essais du vaccin ? Je suis profondément préoccupé par cela.

FS : Merci pour ce propos sur le vaccin. Pour conclure cet entretien, quelles sont les prochaines étapes concernant l’audition au Sénat ? Et vous, en tant qu’universitaire, vers où pensez-vous que tout cela va aller ?

DMC : Je pense qu’il va y avoir une série d’auditions au Sénat, car il y a eu tellement de patients qui attrapent la covid, qu’une initiative d’urgence, cruciale, pour le traitement précoce est déjà à l’œuvre, au moins aux Etats-Unis, où les médecins reprennent les choses en main. Et cette initiative a un très grand succès. C’est en train d’arriver, je crois, mais nous espérons que nos agences sanitaires vont s’y joindre et aider les médecins. Nos agences ont besoin de se mobiliser pour organiser sérieusement la recherche clinique. Je peine à croire que dans les résultats de tests covid-19, il n’y ait même pas un numéro de hotline indiqué, pour que les patient puissent appeler pour participer à un essai !

Donc tous nos programmes de recherche clinique sur la covid sont en retard en ce moment. Le NIH a un grand programme d’essais cliniques nommé « ACTIV », dont une poignée sur les traitements ambulatoires : ils essaient l’aspirine, l’Apixaban… Mais cela va tellement lentement, que ces essais ne termineront jamais à temps pour être vraiment utiles contre la pandémie.

La FDA a approuvé en utilisation d’urgence (EUA) le Bamlanivimab qui est une thérapie d’anticorps monoclonaux contre la protéine Spike du virus. Cet essai est si petit et les résultats si fragiles. Beaucoup de gens ne le savent pas, mais il n’y a eu que 4 évènements de différence entre le groupe placebo et le groupe de ceux qui ont reçu le traitement actif. Le taux d’hospitalisation a été défini comme critère secondaire d’évaluation.

Jamais dans notre histoire la FDA (~ANSM) n’avait approuvé un nouveau médicament en se fondant sur une différence aussi faible. Cela veut dire que si un seul cas avait été loupé dans le groupe traité par le Bamlanivimab, l’essai entier aurait été négatif sur ce critère secondaire (le taux d’hospitalisation). Et, pire encore : le Bamlanivimab a aggravé les patients hospitalisés. Donc comment pouvons-nous autoriser un traitement cher d’anticorps monoclonaux et que cela soit notre seule offre thérapeutique approuvée pour le traitement ambulatoire précoce ?

Je pense que les historiens jugeront avec le recul, d’un œil sévère la FDA, le NIH et aussi l’Agence européenne du médicament. Toutes ces agences de régulation qui ont essayé de pousser des médicaments nouveaux et coûteux, des traitements avec une seule molécule, alors que nous utilisons habituellement plusieurs molécules pour les infections virales.

Ils ont largement ignoré, bloqué ou même porté atteinte à l’utilisation des médicaments génériques disponibles, en séquence ou en synergie avec différents suppléments : Zinc, vitamine D, vitamine C, Quercétine. Toutes ces molécules jouent un rôle complémentaire. Quand on traite des infections virales sérieuses comme le Sida, on utilise 3 à 5 médicaments, pour l’hépatite C on utilise 3 médicaments… Ce n’est pas une surprise que l’on ait, pour une infection sérieuse comme la covid, besoin de plusieurs médicaments.

Nos agences de recherche étudient une molécule seule à la fois, une par une. Ils ont largement échoué dans leur mission. Ils n’ont produit pour ainsi dire aucun outil pour nous aider à traiter précocement la covid-19 en ambulatoire.

Heureusement les médecins ont trouvé ! Avant les centres de recherche. Ce qui est courant en médecine. A propos, en médecine, nous n’avons jamais eu une situation où les agences gouvernementales ou Big Pharma nous aient apporté la solution. Les médecins trouvent toujours d’abord la réponse, et puis les essais cliniques arrivent plus tard, et affinent l’approche.

FS : Pensez-vous que la solution va venir des médecins, maintenant ?

DMC : Oui. Et j’ai un article approuvé pour publication, avec une analogie. Et je vais vous la fournir, pour les auditeurs : en cardiologie, quand nous avons utilisé des stents en métal pour la première fois, nous étions tellement inquiets que ces stents s’obstruent et bloquent ainsi la circulation sanguine, et tuent les patients, ce qui arrivait parfois effectivement, que nous avons utilisé de l’aspirine, du diyridamole, des doses complètes d’héparine, des doses complètes de warfarine, de la ticlopidine et du Dextran.

Nous avons utilisé une combinaison incroyable d’anticoagulants pour garder ces stents ouverts. Nous n’avions pas d’essai clinique randomisé qui nous disait que nous pouvions le faire, nous avions juste peur pour la vie des patients. Et ensuite seulement, avec le temps, les essais cliniques sont venus après affiner notre approche.

Donc maintenant avec la covid-19, ce que nous faisons, ce que je fais, c’est prescrire le package de suppléments nutritionnels que j’ai évoqué (Zinc, vitamine D…), et j’utilise en plus soit l’ivermectine, soit l’approche avec l’hydroxychloroquine et la doxycycline ou azithromycine pendant 5 jours, en cas de symptômes pulmonaires j’utilise des corticoïdes, chez tous les patients j’utilise de l’aspirine 325 (mg) une fois par jour. Et pour tous ceux qui ont des risques plus élevés de complications thrombotiques, j’utilise de l’Apixaban en dose complète et des héparines de faible poids moléculaire.

C’est mon approche standard, je fais ça depuis le début du printemps, et mes résultats sont spectaculaires, je n’ose imaginer dans quel état désastreux se seraient retrouvés mes patients diabétiques avec des maladies rénales ou cardiaques, s’ils n’avaient pas reçu de traitement. Et « pas de traitement », c’est ce que préconisent actuellement le NIH et la plupart des agences de régulation, et je pense que c’est une position honteuse de leur part.

Ils devraient accompagner les médecins pour qu’ils puissent utiliser l’innovation et fournir les données utiles pour aider les patients, qui en ont besoin maintenant.

FS : Peter, merci beaucoup d’avoir pris le temps de parler aux lecteurs de FranceSoir. C’est un grand plaisir et un grand honneur d’avoir un Professeur aussi prestigieux qui vienne nous parler. Espérons que cette bonne parole circule et que la communauté internationale arrive à travailler ensemble et à faire en sorte que nos agences gouvernementales écoutent. Et aussi que les médias écoutent. Je représente un des médias, probablement l’un des rares à vous écouter justement. Et je voudrais vous remercier de la part de tout le monde pour votre temps.

DMC : Ok. Merci !